Le CDI en déclin

Selon différents experts, le travail salarial est en pleine mutation.

Le plein-emploi est mort, vive le plein travail !

Auparavant, le salarié acceptait facilement des liens de subordination, et se projetait sur le long terme dans l’entreprise.

Rejet des standards 

De plus en plus, l’attractivité du statut salarial  est en perte de vitesse. La “génération Y” ne se projette pas dans l’entreprise comme ses parents pouvaient le faire.

Il y a une forme de lassitude dans le management directif « de la hiérarchie ainsi que du travail à horaire fixe».

Une tendance particulièrement sensible chez les plus jeunes, mais pas seulement puisque « de nombreux actifs aspirent à davantage d’épanouissement individuel au travail. Ils remettent en cause le lien de subordination et la légitimité d’un supérieur hiérarchique habilité à ordonner/contrôler/sanctionner».

Selon certains syndicats, « un tiers des des salariés a l’impression d’être une machine dans son travail, et 50% de n’avoir qu’une faible autonomie ». Des données qui pourraient expliquer le fort taux de démotivation constaté parmi les salariés, dont seulement 6% se disent motivés en France.

Une autre piste qui pourrait expliquer la démotivation des salariés au travail, viendrait de l’exigence toujours accrue des consommateurs et des clients. Les contrats négociés entre l’entreprise et son client, sont de plus en plus  tournés vers le client. Au détriment du salarié de l’entreprise qui doit répondre aux attentes toujours plus importantes de sa clientèle.

« le paradis des consommateurs est devenu l’enfer des travailleurs » selon l’économiste Pierre-Yves Gomez.

Vers une  nouvelle vision de l’entreprise

Si le salariat est en voie de disparition, On assiste à un renouveau du travail indépendant et une attractivité croissante de l’entrepreneuriat, de l’artisanat »

Aux États-Unis, en Californie par exemple, déjà 50 % des jeunes diplômés s’installent comme freelance.

Paradoxalement, les syndicats prônent le contrat à durée indéterminée comme seule garantie pour les salariés. Or les jeunes  qui arrivent sur le marché du travail, n’ont pas cette vision là.

Ils veulent intégrer une entreprise pour des missions de courte durée, leur permettant  d’être libre de changer d’entreprises à leur guise. Mais tout est organisé en France autour du CDI, qui permet  en autre, d’accéder à la propriété. Comme souvent La France a un train de retard sur les attentes de ces concitoyens. Le président Macron avait  parlé de cette évolution dans sa campagne et depuis, plus rien.

Le monde du travail est en pleine mutation,  Le Home Office, le coworking…. deviennent des nouvelles orientations pour certains salariés.

Les entreprises d’aujourd’hui sont obligés de s’adapter à ces nouveaux profils.  Une mission qui s’annonce complexe car il faudra également batailler ferme pour attirer et fidéliser les meilleurs… A l’ère de la “marque employeur” et de “l’expérience candidat”, l’entreprises devient, elle aussi, objet de consommation, qu’il faut rendre attractif.